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Tour Perret à Grenoble : le gratte-ciel en béton d’Auguste Perret retrouve les sommets

À Grenoble, la tour Perret retrouve le public après deux ans et demi de chantier. Menée par l’architecte François Botton, cette restauration d’ampleur remet en lumière les prouesses — et les fragilités — du béton armé imaginé par Auguste Perret en 1925.

Du haut de ses 90 mètres, la tour Perret de Grenoble, à Grenoble, rouvre ses portes au public après une restauration d’ampleur menée par François Botton. Un chantier qui révèle toute la complexité de la conservation des premières architectures en béton armé.


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Restaurer la tour Perret : le défi du béton vieillissant

Pour les finitions, le recours au béton projeté matricé sur planches de bois a permis de restituer fidèlement l’esthétique des coffrages de 1925. Cette renaissance est également l’occasion de réinscrire l’édifice dans le paysage urbain au sein du parc Paul-Mistral, où elle se trouve. Un parcours scénographique de sept haltes, conçu par l’agence Trafik, jalonne désormais le site, tandis qu’un nouveau pavillon d’accueil, signé par l’Atelier Charlotte Vergély, utilise des matériaux biosourcés et réemploie des disques de béton issus des carottages du chantier.

Avec cette restauration de la tour Perret, la tour retrouve sa vocation initiale : un observatoire privilégié sur le territoire alpin. Depuis la terrasse panoramique située à 60 mètres, les vues sur Grenoble, le Vercors, la Chartreuse et le massif de Belledonne sont en effet à couper le souffle. Cent ans après son inauguration, ce chef-d’œuvre de l’architecture en béton armé pourrait bien s’imposer comme le nouvel emblème de la capitale des Alpes.

Tour Perret à Grenoble : un siècle d’histoire du béton armé

Édifiée en 1925 par Auguste Perret pour l’exposition internationale de la houille blanche, la tour Perret à Grenoble est le premier gratte-ciel d’Europe construit en béton armé. Le 10 juillet, après soixante-six ans de fermeture et deux ans et demi d’importants travaux, elle a rouvert ses portes au public grâce à la ténacité de ceux qui ont œuvré au sauvetage de cet édifice classé en 1998, mais très dégradé.

François Botton, architecte en chef des Monuments historiques, a mené ce chantier relevant des défis structurels complexes liés au vieillissement du béton qui révélait une altération et une corrosion avancée des armatures.

« Restaurer la tour Perret ne consistait pas à la remettre à neuf mais à retrouver la logique propre de l’œuvre, celle dans laquelle elle a été conçue. Cela a supposé de faire des choix, notamment celui d’une période de référence, et d’assumer une intervention qui conserve la matière comme porteuse de son histoire et de son ancienneté », explique-t-il.


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