Retour en images sur la 1ère édition du salon Matter and Shape

En marge de la Fashion Week de Paris et à deux pas du salon Première Classe dédié à l'accessoire de mode, la première édition de Matter and Shape, qui s'est tenue du 1er au 4 mars 2024 au sein du Jardins des Tuileries, à Paris, a tout bon. Retour sur un événement où le design s'invite (pour une fois) dans cet autre univers qu'est le vêtement.

Un espace éphémère de 3000 mètres carrés décliné en écru et coquille d’œuf, baignée d’une lumière douce, naturelle, filtrée par les cloisons japonaises fixées au plafond, deux allées à l’ambiance feutrée, une DA signée Willo Perron, une trentaine de jeunes créateurs triés sur le volet, galeries à l’œil affuté et marques à l’esthétique léchée, une scénographie chiadée, des talks avec la participation, notamment, de Sabine Marcelis et du duo Formafantasma, un restaurant pop-up imaginé par We Are Ona, une boutique digne d’un musée et déjà des expositions hors les murs : le salon Matter and Shape, qui s’est tenu pour la première fois du 1er au 4 mars 2024, n’a rien à envier aux grands événements qui font la pluie et le beau temps dans le monde du mobilier et de l’objet. Et pour cause : installé en pleine semaine de la mode parisienne face au salon Première Classe, dans le Jardin des Tuileries, Matter and Shape, également initié par WSN Developpement, comptait bien attirer dans ses filets acheteurs et autres journalistes de mode grâce à des noms aussi prisés que Jil Sander, Rick Owens et Sacaï. À l’heure où la mode s’immisce de plus en plus dans l’univers lifestyle, cette proposition permettant au design d’infiltrer l’habillement répond au goût du moment. Tour d’horizon de ce qui a tapé dans l’œil de la rédaction.


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La collection Baton de Ronan Bouroullec pour BD Barcelona

La collection « Baton » de Ronan Bouroullec, sublimée par une scénographie graphique. © Celia Spenard-Ko
La collection « Baton » de Ronan Bouroullec, sublimée par une scénographie graphique. © Celia Spenard-Ko

À notre arrivée sur le stand de BD Barcelona, Ronan Bouroullec était concentré, réalisant les derniers ajustement de la scénographie qui mettait en scène sa dernière collection pour l’éditeur espagnol, « Baton ». Depuis quelques temps, le designer français navigue en solo, exposant céramiques et dessins hypnotiques. Cette fois, il signe une ligne architecturale se déclinant en bougeoirs, paravents, valets de nuit et miroirs

> La collection Baton, bientôt sur le site de BD Barcelona


Les objets de vie de Delfina Delettrez

Les cônes de Delfina Delettrez. © Celia Spenard-Ko
Les cônes de Delfina Delettrez. © Celia Spenard-Ko

Tout a commencé avec ce cône en argent massif ultra régressif. Le temps du salon, la joaillère Delfina Delettrez présentait sa série étoffée de ses Objets de vie : des pics pour Dirty Martini, des gobelets pour café à emporter et autres ustensiles très raffinés.

> Cône en argent, 836€, collection Les Objets de vie de Delfina Delettrez


L’imaginaire brutaliste de The Guild of Saint Luke

Le stand brutaliste de The Guild of Saint Luke. © Celia Spenard-Ko
Le stand brutaliste de The Guild of Saint Luke. © Celia Spenard-Ko

À l’automne 2023, le studio The Guild of Saint Luke se lançait dans une nouvelle aventure avec l’ouverture de sa GSL Gallery située à Pantin, au nord de Paris. À l’occasion de Matter and Shape, ce nouveau lieu proposait une lampe de Pauline Leprince ou une assise de Georgia Merritt. Le tout dans une scénographie brutaliste à souhait.

> Informations sur la GSL Gallery ici


Le verre poétique de Sophie Lou Jacobsen

Les créations de Sophie Lou Jacobsen. © Celia Spenard-Ko
Les créations de Sophie Lou Jacobsen. © Celia Spenard-Ko

Si elle est actuellement en pleine résidence au Pavillon Southway, à Marseille, Sophie Lou Jacobsen a tenu à faire un crochet à Paris le temps de Matter and Shape. « J’ai beaucoup hésité à y participer, avoue la Franco-américaine. D’autant qu’il s’agit d’une première édition, le risque est donc plus grand. Mais le potentiel du salon est tel que cela en valait l’effort. » On y découvrait notamment ses dernières pièces fleuries, réalisées comme toujours avec son maître verrier new-yorkais.

> Le set de deux verres à cocktail Piano, 94€, Sophie Lou Jacobsen


Le bleu lagon vu par La Romaine Edition

Un aperçu de la nouvelle collection de la Romaine Edition. © Celia Spenard-Ko
Un aperçu de la nouvelle collection de la Romaine Edition. © Celia Spenard-Ko

À quelques pas, Pauline Vincent, fondatrice de la Romaine Editions, dévoilait sa dernière collection dédiée à la mer et, au milieu de ces objets délicieux, une céramique de Robinson Ferreux-Maeght, qui exposait déjà ses lampes l’an dernière – et celle d’avant – à la Galerie Nilufar pendant la Design Week de Milan.

> Collection La Mer, bientôt sur La Romaine Editions


La finesse de J. & L. Lobmeyr exposée à Matter and Shape

Le stand de J. & L. Lobmeyr scénographié par Formafantasma. © Celia Spenard-Ko
Le stand de J. & L. Lobmeyr scénographié par Formafantasma. © Celia Spenard-Ko

Que ce soit la gamme Alpha, dessinée par Hans Harald Rath en 1952, les bonbonnières croquées par Oswald Haerdtl en 1925, ou encore la ligne Bronzit à rayures pensée par Josef Hoffmann en 1912, les créations de J. & L. Lobmeyr, fondée à Vienne en 1823 par Josef Lobmeyr, frappent par leur finesse et leur modernité. Le duo Formafantasma, à qui l’on doit la collection Alphabet (2014), signait ici la mise en scène colorée très réussie du stand de la cristallerie, pionnière dans le domaine des lustres électriques, pour un aperçu non exhaustif de ses pépites.

> Série Bronzit par Josef Hoffmann, J. & L. Lobmeyr


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