L’ode au design français de la galerie Pradier-Jeauneau

La galerie Pradier-Jeauneau explore ce que le design français produit de meilleur. Nestor Perkal, Isabelle Stanislas, Anthony Guerrée font partie de sa sélection éclectique.

Après avoir défendu le mobilier d’après-guerre en proposant des créateurs tels que Pierre Guariche, Joseph-André Motte ou René Gabriel, Aurélien Jeauneau et Jérémy Pradier, fondateurs de la galerie Pradier-Jeauneau étend son exploration du design français en éditant des contemporains.


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Aurélien Jeauneau (à g.) et Jérémy Pradier aux côtés de l’architecte d’intérieur Isabelle Stanislas.
Aurélien Jeauneau (à g.) et Jérémy Pradier aux côtés de l’architecte d’intérieur Isabelle Stanislas. © Adel Slimane Fecih

Et ce dès la rentrée avec une famille de céramiques de Nestor Perkal en terre noire inspirée du Mexique et une gamme de mobilier de l’architecte d’intérieur Isabelle Stanislas nommée « Kom ».

« À travers ces deux premières collections, nous voulons montrer que les arts décoratifs français s’inscrivent dans une ouverture au monde évidente, détaille Jérémy Pradier. Nestor Perkal est un grand designer français, né en Argentine, mais fortement marqué par la culture mexicaine, ce dont il témoigne avec cette terre volcanique typique de l’artisanat de ce pays et ces couleurs empruntées à l’architecte Luis Barragán. Isabelle Stanislas a, pour sa part, baptisé sa collection d’un nom hébreu (kom signifie « élévation » ou « viens », en français, NDLR), un clin d’œil à ses origines. »

Lit de jour Kom d’Isabelle Pasquier.
Lit de jour Kom d’Isabelle Pasquier. © Adel Slimane Fecih

Ses pièces phares sont un canapé et un lit de jour à la fois ancrés et aériens, un entre-deux matérialisé par la structure en larges lames de bois verticales inspirée de ses escaliers, emblématiques de ses jeux de volumes architecturaux en même temps brutalistes et légers.

« Isabelle a dessiné une architecture dans l’architecture, construite comme un squelette, une vanité de couleur noire, sa teinte fétiche », décrient les fondateurs de la galerie Pradier-Jeauneau avec admiration.

Céramiques de la collection « Volcano », de Nestor Perkal.
Céramiques de la collection « Volcano », de Nestor Perkal. DR

Les deux galeristes fourmillent de projets. Ils viennent d’acquérir l’espace Maisonjaune Studio, montrent des dessins et des peintures de designers comme Guillaume Delvigne, dont ils exposent actuellement « Refuges », sa collection de douze œuvres, dans leur pop-up store de Saint-Germain-des-Prés et, en avril prochain, ils présenteront au PAD Paris les céramiques Figures qu’ils éditent avec Anthony Guerrée.

Une pêche tous azimuts ? « Depuis le début, notre idée est de devenir un laboratoire du design, pas de nous cantonner à un style », explique Jérémy Pradier, qui cite comme exemples le galeriste Pierre Staudenmeyer ou la Galerie Kreo.


> « Refuges ». Au pop-up store Pradier-Jeauneau, 21, rue Guénégaud, 75006 Paris, jusqu’au 22 janvier. 


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