Un manifeste de l’architecture
Tout débute en 1974. L’agence américaine Harrison & Abramovitz, à qui l’on doit notamment le siège de la CIA aux Etats-Unis, va dessiner cette verticale faite d’acier et de béton, inspirée par celles de New York. Véritable manifeste moderniste, inspiré par les principes de Le Corbusier, la tour qui accueillait le siège de Gan offre entre ses murs tout le nécessaire à ses usagers. Elle est pensée avec un plan en croix “très efficace, souligne l’architecte Nicolas Sisto, contrairement à d’autres tours qui ont un noyau et une façade rectangulaire”. Pourquoi ? “Car il permet d’augmenter le linéaire de façade, et donc le nombre de fenêtres. Or, plus de lumière revient à augmenter le nombre de personnes qui y travaillent.” En 2021, l’agence Saguez & Partners l’adapte aux nouveaux usages de son temps. Cinq ans plus tard, CB21 amorce une nouvelle fois sa mue.
Quand l’espace de travail se conjugue avec hospitalité
En phase avec les mutations du monde du travail, toujours plus perméable à nos quotidiens, Covivio réinvente ses espaces en y invitant l’univers de l’hospitalité. Ainsi, dès 2027 et 2028, la tour CB21 proposera un rooftop ouvert au public et privatisable de 500 m2, avec une vue imprenable sur la Défense et la capitale. Idéal pour les amateurs d’afterwork et de coucher de soleil. “CB21 ne se limite pas à une offre de bureaux. La tour propose une expérience complète inspirée de l’hôtellerie haut de gamme” précise Céline Leonardi, Directrice Marketing et Customer Expérience Europe Covivio. Pour les becs fins, direction le 41ème étage, où un restaurant bistronomique avec vue panoramique aura pris ses quartiers. Les gastronomes extérieurs à la tour y seront aussi les bienvenus. Au même niveau, mais aussi au 40e, se déploieront des “Skysuites”. Au programme, des espaces de réception modulables, aussi bien compatibles pour des tournages, shooting que des réceptions ou des séminaires. Ce qui nous a plu ? Deux suites appartements, pour accueillir les collaborateurs internationaux que l’on souhaiterait bichonner. “Nous avons souhaité différencier CB21 des autres tours du quartier et proposer un lieu inédit ouvert à tous !” ajoute Céline Leonardi.
Un design intemporel
Si Nicolas Sisto a choisi de convoquer, via le design, l’esprit des seventies, qui a vu naître la tour, pas question pour autant d’en proposer une version caricaturale. Dans le loft, du 37e étage, la coque est brute, et relevée ici et là par des éléments chinés, rattachés à leur époque. Aussi, l’architecte a tenu à intégrer le bois dans le business center de l’édifice, matériau plutôt non grata dans les tours. La faute aux “règlements incendie drastiques », souligne-t-il. Mais une fois celles-ci maîtrisées, il assure qu’il est aisé d’y inviter des boiseries et donc une ambiance chaleureuse qui n’est pas sans rappeler les années 1970. Côté matière, il fait aussi la part belle à des matériaux biosourcés, mais aussi de réemploi. Enfin, les regards attentifs remarqueront, au niveau des ascenseurs, des panneaux nervurés. Un choix et un geste qui n’ont rien d’hasardeux, car ils renvoient au même motif que l’on trouve sur la façade de l’immeuble.
CB21 par Covivio se reformule, en magnifiant sans caricaturer son passé, et en proposant une expérience de travail en phase avec son époque.