Pierre Yovanovitch : une monographie dévoile les secrets de son univers décoratif

À l’occasion des 25 ans de son studio PY, Pierre Yovanovitch dévoile ses réalisations récentes dans une riche monographie. De Paris à Istanbul, des hôtels particuliers aux décors d’opéra, l’architecte d’intérieur y révèle un univers nourri par les arts décoratifs, l’art et le design.

Une très riche monographie présente les projets récents de l’architecte d’intérieur Pierre Yovanovitch et de son studio PY, fondé voilà vingt-cinq ans.


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Un style nourri par les arts décoratifs du XXe siècle

Avis aux amateurs de belles demeures, Pierre Yovanovitch invite dans cet ouvrage à visiter ses dernières réalisations : appartements, hôtels particuliers, chalets… à Paris, sur la Côte d’Azur, sur la Côte Est des États-Unis ou encore à Istanbul.

« Pierre Yovanovitch, Dix-huit lieux », collectif, Rizzoli Flammarion, 432 p., 65 €.
« Pierre Yovanovitch, Dix-huit lieux », collectif, Rizzoli Flammarion, 432 p., 65 €.

On apprend aussi que son agence, PY, s’investit dans des scénographies d’opéra : Rigoletto, de Giuseppe Verdi, à Bâle ou La Walkyrie, de Richard Wagner, à Rome.

Le studio édite également du mobilier contemporain que l’on découvre en situation. Par ailleurs, l’architecte d’intérieur a acquis Ecart, la maison d’édition de mobilier fondée en 1978 par Andrée Putman. Au fil des pages, le style éclectique de cet autodidacte apparaît clairement inspiré – sans jamais les copier – des arts décoratifs du XXe siècle.

Ses escaliers majestueux éclairés en rouge et bleu sur le plateau de La Walkyrie ou sculpturaux et blancs dans un appartement stambouliote évoquent le Paris des années 1930, époque qu’il révère.

Pierre Yovanovitch, « passeur d’émotions »

Pour parler de son travail, il a choisi la journaliste Claire Chazal, le chef d’orchestre Daniel Harding, l’historien de l’art Jared Goss et le réalisateur Luca Guadagnino. Ce dernier décrit l’architecte d’intérieur comme un passeur d’émotions. En témoigne Fabrègues, son château en Provence où il a invité des artistes à intervenir.

À Saint-Moritz, dans les Alpes suisses, le chalet en bois version Pierre Yovanovitch.
À Saint-Moritz, dans les Alpes suisses, le chalet en bois version Pierre Yovanovitch. Giulio Ghirardi

Pierre Yovanovitch ne cache pas son ambition de vouloir laisser une trace. Selon Jared Goss, le culte qu’il rend aux grands noms du passé, comme Jean Royère ou Paul Dupré-Lafon, fait déjà de lui un ensemblier contemporain. À l’instar de ces derniers, il unifie murs, sols et objets en ponctuant l’espace de pièces rares, tels les lustres du designer finlandais Paavo Tynell.

L’architecte d’intérieur apprécie les créateurs méconnus, comme l’architecte tchèque Jože Plečnik, le Sri Lankais Geoffrey Bawa ou encore l’artiste autrichien Dagobert Peche. Le design, l’art et l’artisanat d’art sont au cœur de cet ouvrage qui révèle la boulimie sélective de Pierre Yovanovitch.


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